
Transformer des bureaux en logements :
une opportunité à explorer... avec méthode

À Genève, malgré l’assouplissement de la LDTR (Loi sur les démolitions, transformations et rénovations), qui ne prévoit plus de plafonnement des loyers après un changement d’affectation, le coût des travaux et la complexité des démarches freinent encore les propriétaires, notamment privés.

Des projets emblématiques
Malgré ces freins, la tendance progresse. Les grands propriétaires institutionnels, disposant de moyens plus importants, multiplient les initiatives. À Genève, le projet Au20 à Champel en est l’illustration. Ancien immeuble administratif signé Jean-Marc Lamunière, il a été reconverti en 121 appartements haut de gamme. L’immeuble, classé, a conservé sa façade et sa structure emblématique des années 1970, tout en intégrant des matériaux de qualité et des finitions modernes. « Malgré de nombreuses contraintes structurelles, les architectes ont donné naissance à des appartements spacieux et lumineux, caractérisés par des formes trapézoïdales uniques. La commercialisation a été un succès », illustre Yann Lenzi.

Une opportunité à saisir… avec méthode
Le territoire suisse est limité, et les zones constructibles s’épuisent, particulièrement à Genève. La reconversion des bureaux en logements, tout comme les surélévations, font parties des leviers à envisager pour répondre à la demande croissante. La clé reste dans la préparation : études de faisabilité, estimations des besoins, exploration de solutions énergétiques et d’accompagnement sur la durée.
Transformer la contrainte en valeur
La transformation des bureaux en logements ne suffira pas à elle seule à résoudre la pénurie. Mais menée avec rigueur, vision et le soutien des autorités, elle dépasse la simple conversion : c’est une démarche de valorisation, capable de donner une seconde vie aux bâtiments et de créer des espaces de vie adaptés aux besoins d’aujourd’hui.


